Théâtre: les HK jouent le Pays innocent de Samuel Gallet / 13 & 14 juin 20h00 / Amphi Ponge

Un monde à la dérive. Un enfant défenestré. Sa mère est suspectée. Chronique d’une société et d’un monde qui se meurent. Point. Qu’est-ce que vous imaginiez ? Une belle histoire ?

Il était une fois la légende d’un pays innocent. Il y aurait une mère qui raconte des histoires et voit des portes dans le ciel. Il y aurait un spationaute de cinq ans qui traverse les trous noirs et défie le temps. Une histoire trop belle ? Peut-être. Mais aussi l’histoire dont nous avons besoin.

Au seuil de l’épuisement du monde et des êtres, un groupe improbable de personnages vous entraînent là où se distendent et se renouent les liens entre le monde où l’on survit et celui que l’on espère.

Au théâtre, pays du « comme si », comment répondre à notre désarroi écologique, à notre misère sociale, à nos angoisses individuelles sinon par l’imaginaire qui se tresse avec le réel ? Il faudrait une vraie et belle forêt pour y jouer des contes, mais le conte ne peut-il susciter la forêt ? Avec le Pays innocent, texte de Samuel Gallet d’où jaillissent drame, histoire vraie, récits, contes et rêves, les HK études théâtrales du Lycée Malherbe guidés par Céline Ohrel participeront au renversement du monde, ou au rêve de le renverser.

Partenariat de la Comédie de Caen avec Lycée Malherbe et le soutien de la DRAC Normandie.

Avec le Pays innocent, Samuel Gallet est lauréat de l’aide à la création ARTCENA en mai 2024.

Ouverture d’atelier théâtre de khâgne, les Suppliants d’Elfriede Jelinek

Jeudi 03/02 a eu lieu une ouverture d’atelier: après vingt heures passées en compagnie de Guillermo Pisani, auteur et metteur en scène, les étudiants de khâgne ont proposé une restitution du travail de théâtre politique mené autour du texte Les Suppliants d’Elfriede Jelinek, au programme du concours. Comment mettre en scène ce grand choeur de voix de migrants sans identité, comment faire entendre cette langue foisonnante de Jelinek, comment incarner ce texte où n’existent ni personnage ni didascalie ni scène?

Tout un travail concret sur la place du spectateur, sur les espaces, sur les clichés véhiculés par le langage et sur le sens de la communauté, de l’identification a permis de faire l’expérience sur le plateau de notions aussi abstraites que les frontières, l’altérité, le droit, la démocratie.